Du nouveau au sujet de la poursuite de Savoir-Faire Linux contre la Régie des rentes du Québec dont j'ai parlé dans un billet daté de mars 2008. Un an après le dépôt de la plainte déposée par Savoir-faire Linux, la Cour supérieure du Québec a ordonné à à la Régie des Rentes du Québec de communiquer à Savoir -Faire Linux les modalités des contrats qu’elle a signés sans appel d’offres avec Microsoft.
«le juge Claude Bouchard, dans sa décision du 12 mars dernier (2009), estime que cet argument rend légitime la demande de Savoir-Faire Linux de voir les contrats.» Sur le blog de Tristan Péloquin, sous le titre
Microsoft devra divulguer ses contrats avec l’État,on peut lire aussi que:« Le Tribunal estime qu’il y a lieu d’autoriser la communication des contrats ouverts à Savoir-Fraire Linux en ne donnant accès toutefois qu’aux informations nécessaires pour lui permettre d’identifier les parties à celui-ci et ses signataires, la nature du contrat et son objet, et en oblitérant les informations commerciales confidentielles propres à l’entreprise Microsoft Licensing General Partnership, ou tout autre renseignement de nature confidentielle».
Cette annonce est une petite victoire pour l'entreprise montréalaise. Dans la plainte que Savoir-Faire Linux, cette entreprise spécialisée dans les logiciels libres, a déposée en mars 2008 contre la Régie des rentes du Québec portant sur l'octroi à Microsoft d'un important contrat pour le renouvellement du système d'exploitation de son parc informatique a fait valoir que le gouvernement du Québec ce qui a contrevenu au Règlement sur les contrats d’approvisionnement de l’État sur les processus d’attribution des contrats .
Dans la Presse du lundi 30 mars (p.A9), sous le titre Contrat de 1,32 million à Microsoft Tristan Péloquin nous apprend que le gouvernement du Québec persiste et signe. Le ministère de l'Éducation gouvernement du Québec vient de récidiver en octroyant un autre contrat de 1,32 millions sans appel d’offres pour acquérir 1800 licences de la suite bureautique 2007 de Microsoft encore. Ici aussi, le gouvernement a repris le même argument, soit qu'il ne peut y avoir d'appel d'offre puisque seul « Microsoft fournit le logiciel Office 2007», plaidant ainsi qu'il s'agit non une nouvelle offre de services mais d'une mise à jour des produits déjà utilisés. Pour le fondateur Savoir-Faire Linux, l'attribution de ces contrats s'est faite « sans “recherches sérieuses et documentées” de solutions alternatives». Le président de la compagnie Cyrille Béraud ajoute : «C'est comme si le gouvernement changeait son parc d'automobile pour des BMW en disant qu'il n'y a que des BMW qui fabrique des BMW»
Le fait que Microsoft devra dévoiler ses contrats et ouvrir ses livres est un petit pas en avant dans le processus selon Savoir-Faire Linux qui a aussi dénoncé l'opacité des contrats conclus entre le gouvernement québécois avec la multinationale.
Notons que l'usage des logiciels libres est très peu répandu dans les universités québécoises apr ailleurs subventionnées par le gouvernement toutes abonnées à Microsoft. De plus en plus de voix dans les campus s'élève contre ce monopole et demandent que le gouvernement explique son choix de favoriser les outils de Microsoft au détriment des logiciels libres et ouverts. Manque de volonté politique ? Cité dans l'article publié dans la Presse, le professeur Louis Martin, titulaire de la chaire Logiciel libre, finance sociale et solidaire de l'UQUAM ajoute: « Le problème , c'est qu'il y a une profonde méconnaissance de ce que sont ces logiciels. Ce n'est pas une panacée , mais c'est une solution qui mérite d'être étudiée sérieusement».
Cette cause est suivie avec un grand intérêt par les institutions para publiques et publiques au Québec et nul ne doute que le jugement aura une incidence profonde sur le paysage informatique et des pratiques en matière de soumission et d'attribution de contrats de logiciels et d'outils de bureautique.
à lire : mercredi 26 mars 2008. Les logiciels libres : retard au Québec?
lundi 30 mars 2009
lundi 9 mars 2009
Le rapport d'étonnement : pour étonner qui?
On entend parler souvent de ce «nouvel» outil de gestion qu'est le rapport d'étonnement. En fait, le rapport d'étonnement n'a de nouveau que le nom et il y a longtemps que les organisations en font usage et l'incluent dans leur boîte à outils pour sonder les opinions, pour recueillir les commentaires et pour susciter l'adhésion et l'intérêt des usagers et du personnel.
Un regard neuf sur les pratiques et les usages de l'organisation
Sur le blog Diawan.com , le RE est décrit comme un document « généralement court, rédigé pour faire part d’une surprise, d’un sentiment d’incompréhension face à un événement ou une situation ». Le propre d'un RE est le caractère spontané des réflexions et des commentaires car il vise à recueillir les impressions et les sentiments de personnes qui sont face à une nouvelle situation comme un nouvel emploi par exemple. Sur le principe que les premières impressions sont parfois les plus justes et les plus durables (de la même façon que le premier bouquet d'un vin ou la première effluve d'un parfum laisse une trace plus forte dans la mémoire olfactive), il est considéré que les impressions et les commentaires rédigés de première main et livrés de façon spontanée et encore de façon désintéressé (c'est bien plus tard que les nouveaux venus vont apprendre à connaitre les jeux de pouvoir et d'influence qui font partie de la dymnamique de l'organisation) sont en général plus fraîches et plus fiables. Le but est de permettre aux nouveaux venus non seulement de s'investir dans l'organisation par leurs commentaires et leurs idées neuves mais de connaître leur perception sur les pratiques et les usages en cours. Utilisé comme outil d'intégration et d'accueil du nouveau personnel, le RE sert à identifier par les réactions de nouveaux venus ce qui, en termes de pratiques de gestion, d'organisation ou de culture institutionnelle a suscité le plus leur éronnement.
On fait aussi un RE après une session de formation, une réunion importante, ou pour rendre compte de ses impressions sur la tenue d'un congrès, d'un cours ou d'une session de travail, d'une conférence, d'un évènement social, littéraire, artistique, scientifique.
Il y a lieu toutefois de tenir compte des limites du RE. Chaque personne ayant sa propre expérience, un vécu et un parcours professionnel ou intellectuel ou émotionnel particulier, les réactions face au même évènement ou à la même situation ou encore à la même problématique, peuvent être tout à fait différentes d'une personne à une autre. La spontanéité aussi a e ses avantages et ses inconvénients. Le regard «neuf» risque d'être parfois un regard superficiel.
C'est pourquoi, il faut tenir en compte que cet exercice qui a ses qualités, ne serait-ce que par son caractère convivial et sans contrainte, a aussi ses limites. Appliqué comme moyen pour créer le sentiment d'adhésion du nouvel personnel à leur employeur, pour susciter son intérêt, pour solliciter de nouvelles idées et de nouvelles contributions, il peut aussi décevoir quand certaines conditions ne sont pas présentes.
«Je suis dans mon lit bien chaud, et soudain je fais partie d'un plan stratégique»*
Le RE peut aussi décevoir quand les attentes sont irréalistes, conséquence d'un regard trop rapide ou trop optimiste sur les choses. Et rien n'est pire pour la crédibilité de l'administration que quand les gens se rendent compte qu'on a mis la barre trop haute. Il faut garder en tête que dans les organisations, les contraintes de toutes sorte peuvent survenir et que souvent un grain de sable peut enrayer tout le processus. Les promesses irréalistes, parfois de tendance démagogique, formulées dans l'enthousiasme d'une promotion par un administrateur à l'égo un peu trop prononcé peuvent revirer aux dépens de celui-ci. Les dynamiques dans une organisation sont complexes, changeantes et imprévisibles. Dans un des chapitres de l'ouvrage Grandeur et décadence de la planification stratégique/The rise and fall of strategic planning: Henry Mintzberg cite l'exemple du roi dans le Petit Price De Saint Exupéry qui se vantait de pouvoir commander le soleil de se coucher et de se lever ...«à une certaine heure de la journée». Comme quoi, avis à ceux qui veulent changer le monde, un peu d'humilité ne fait jamais tort.
*Propos de Woody Allen reportés par Henry Mintzberg dans Grandeur et décadence de la planification stratégique/The rise and fall of strategeci planning: Henry Mintzberg; traduit de l'américain par Pierre Romelaer. Réédition. Paris : Dunod, c2004. 455 p. ISBN 2100082612. Compte-rendu de lecture par My Loan Duong, mai 2007
À lire aussi:
Intelligence économique et stratégie des entreprises. Rapport Henri MARTRE
Paris, La documentation française. France. Groupe Intelligence économique et stratégie des entreprises, 1994.
Intelligence économique. Les yeux les oreilles de l’entreprise. Bruno Martinet, Yves-Michel Marti. Éditions d’Organisation, c1995
Publié par © My Loan Duong
Un regard neuf sur les pratiques et les usages de l'organisation
Sur le blog Diawan.com , le RE est décrit comme un document « généralement court, rédigé pour faire part d’une surprise, d’un sentiment d’incompréhension face à un événement ou une situation ». Le propre d'un RE est le caractère spontané des réflexions et des commentaires car il vise à recueillir les impressions et les sentiments de personnes qui sont face à une nouvelle situation comme un nouvel emploi par exemple. Sur le principe que les premières impressions sont parfois les plus justes et les plus durables (de la même façon que le premier bouquet d'un vin ou la première effluve d'un parfum laisse une trace plus forte dans la mémoire olfactive), il est considéré que les impressions et les commentaires rédigés de première main et livrés de façon spontanée et encore de façon désintéressé (c'est bien plus tard que les nouveaux venus vont apprendre à connaitre les jeux de pouvoir et d'influence qui font partie de la dymnamique de l'organisation) sont en général plus fraîches et plus fiables. Le but est de permettre aux nouveaux venus non seulement de s'investir dans l'organisation par leurs commentaires et leurs idées neuves mais de connaître leur perception sur les pratiques et les usages en cours. Utilisé comme outil d'intégration et d'accueil du nouveau personnel, le RE sert à identifier par les réactions de nouveaux venus ce qui, en termes de pratiques de gestion, d'organisation ou de culture institutionnelle a suscité le plus leur éronnement.
On fait aussi un RE après une session de formation, une réunion importante, ou pour rendre compte de ses impressions sur la tenue d'un congrès, d'un cours ou d'une session de travail, d'une conférence, d'un évènement social, littéraire, artistique, scientifique.
Il y a lieu toutefois de tenir compte des limites du RE. Chaque personne ayant sa propre expérience, un vécu et un parcours professionnel ou intellectuel ou émotionnel particulier, les réactions face au même évènement ou à la même situation ou encore à la même problématique, peuvent être tout à fait différentes d'une personne à une autre. La spontanéité aussi a e ses avantages et ses inconvénients. Le regard «neuf» risque d'être parfois un regard superficiel.
C'est pourquoi, il faut tenir en compte que cet exercice qui a ses qualités, ne serait-ce que par son caractère convivial et sans contrainte, a aussi ses limites. Appliqué comme moyen pour créer le sentiment d'adhésion du nouvel personnel à leur employeur, pour susciter son intérêt, pour solliciter de nouvelles idées et de nouvelles contributions, il peut aussi décevoir quand certaines conditions ne sont pas présentes.
«Je suis dans mon lit bien chaud, et soudain je fais partie d'un plan stratégique»*
Le RE peut aussi décevoir quand les attentes sont irréalistes, conséquence d'un regard trop rapide ou trop optimiste sur les choses. Et rien n'est pire pour la crédibilité de l'administration que quand les gens se rendent compte qu'on a mis la barre trop haute. Il faut garder en tête que dans les organisations, les contraintes de toutes sorte peuvent survenir et que souvent un grain de sable peut enrayer tout le processus. Les promesses irréalistes, parfois de tendance démagogique, formulées dans l'enthousiasme d'une promotion par un administrateur à l'égo un peu trop prononcé peuvent revirer aux dépens de celui-ci. Les dynamiques dans une organisation sont complexes, changeantes et imprévisibles. Dans un des chapitres de l'ouvrage Grandeur et décadence de la planification stratégique/The rise and fall of strategic planning: Henry Mintzberg cite l'exemple du roi dans le Petit Price De Saint Exupéry qui se vantait de pouvoir commander le soleil de se coucher et de se lever ...«à une certaine heure de la journée». Comme quoi, avis à ceux qui veulent changer le monde, un peu d'humilité ne fait jamais tort.
*Propos de Woody Allen reportés par Henry Mintzberg dans Grandeur et décadence de la planification stratégique/The rise and fall of strategeci planning: Henry Mintzberg; traduit de l'américain par Pierre Romelaer. Réédition. Paris : Dunod, c2004. 455 p. ISBN 2100082612. Compte-rendu de lecture par My Loan Duong, mai 2007
À lire aussi:
Intelligence économique et stratégie des entreprises. Rapport Henri MARTRE
Paris, La documentation française. France. Groupe Intelligence économique et stratégie des entreprises, 1994.
Intelligence économique. Les yeux les oreilles de l’entreprise. Bruno Martinet, Yves-Michel Marti. Éditions d’Organisation, c1995
Publié par © My Loan Duong
samedi 7 mars 2009
L'indice de développement des TIC
Les trois critères servant à évaluer le niveau de développement, d'utilisation et d'exploitation des TIC dans une organisation,dans une institution, un service d'information, une bibliothèque, un centre de recherche, plus communément connu comme les indicateurs de développement des TIC portent sur 1/ l'accès aux TIC dans l'organisation (les ressources matérielles et l'infrastructure technologique offerts, i.e.les postes de travail, les prises électriques, les réseaux sans fil disponibles ou non, les logiciels, les outils et services disponibles etc...) 2/ le niveau de compétence des internautes/usagers en regard des TIC et 3/ la satisfaction en matière de réponse aux besoins documentaires des utilisateurs.
Renouveler l'exploitation des stocks
Dans les bibliothèques universitaires, ce niveau de développement de l'utilisation des TIC pose un défi énorme. Les observateurs de la révolution numérique y voient un enjeu pour la profession même des bibliothécaires-documentalistes qui ont désormais perdu désormais le monopole absolu de l'acquisition, de l'organisation et de la gestion des stocks qu'ils détenaient auparavant. Pour faire face à la concurrence suscitée par la privatisation de l'information grâce aux outils de la génération du WEB 2.0, pour reprendre Bertrand Calenge, «les bibliothécaires doivent jouer «sur un double registre: il faut prendre les gens comme ils sont et selon leurs usages et en même temps il faut leur apporter quelque chose de plus».
Prendre les gens comme ils sont dans un milieu universitaire d'une grande métropole nord-américaine comme Montréal où se côtoient quatre universités, c'est disons le franchement se mettre au diapason avec une population de jeunes instruits, ouverts sur le monde et possédant un haut niveau de compétences en regard de l'utilisation des TICs. Cette population s'attend évidemment à ce que l'infrastructure technologiques et les outils de communication et d'exploitation des données offertes par leur université rejoignent celles qu'ils connaissent et utilisent déjà.
* Nommé personnalité de l'Infodoc 2008, Archimag, n.220, décembre 2008-janvier 2009
Les TIC au Canada : constat préoccupant ?
Si on doit se fier au rapport publié récemment par l'Union internationale des télécommunications (UIT) qui a comparé l'évolution des technologies de l'information et des communications (TIC) dans 154 pays sur une période de cinq ans, soit de 2002 à 2007, la position du Canada est préoccupante. Dans le dernier numéro de la Direction Informatique, Alain Beaulieu rapporte qu'il ressort que le Canada « avec un indice de 6,34, le Canada se positionne au 19e rang du classement de l'UIT, seulement deux positions en arrière des États-Unis (6,44)» . Les onze indicateurs servent à établir cet indice UIT de développement des TIC tiennent compte l'accès aux TIC dans chaque pays, de leur utilisation, par leur population, de l'état des compétences dans le domaine des citoyens, du nombre de ménages ayant un ordinateur de la proportion des citoyens ayant accès à Internet et du taux d'alphabétisation de la population.
Cet exercice de comparaison de l'UIT montre que ce sont «les pays d'Europe de Nord sont les pays les plus avancés dans le domaine des TIC [...] Ainsi, on trouve en première position la Suède, dont l'indice atteint 7,50, suivi de la République de Corée (7,26), du Danemark (7,22), des Pays-Bas (7,14), de l'Islande (7,14) et de la Norvège (7,09) ». La corrélation entre le revenu national brut par habitant (à parité de pouvoir d'achat) et le degré d'adoption des TIC est clairement établi, on s'en doute bien mais il y a des exceptions car certains pays figurant en haut du classement comme le cas de la République de Corée qui affiche un degré d'adoption plus élevé que ce à quoi on aurait pu s'attendre, compte tenu de son niveau de revenu et ce qui est encourageant «en termes d'évolution, les auteurs du rapport notent une amélioration généralisée du niveau de développement des TIC dans tous les pays, sauf un (Myanmar), au cours des cinq dernières années.»
D'autre part, pour toutes sortes de raisons (instabilité politique, problèmes d'ordre structurel), certains pays ont fait de meilleurs progrès que d'autres. On note que des pays d'Europe de l'Est comme Les États baltes et la Roumanie font partie des pays qui ont progressé beaucoup dans ce domaine de même que le Luxembourg, les Émirats arabes unis, l'Irlande, Macao (Chine), le Japon, l'Italie et la France. Le Pakistan, l'Arabie saoudite, la Chine qui est passée de la 90e position à la 73e durant cette période et le Viet Nam, sont bien remontés dans le classement de l'UIT. Mais au niveau de l'accès aux TIC, ce qui couvre la téléphonie fixe et mobile, la largeur de bande Internet et les ménages ayant un ordinateur et une connexion Internet, les progrès sont les plus perceptibles mais par contre pour l'utilisation des TIC, qui inclut le nombre d'internautes et les connexions à large bande fixe et mobile, les progrès ont été plus lents.
Même si, comme le note l'auteur «l'indice du Canada ait augmenté entre 2002 et 2007lequel est passé de 5,33 à 6,34, son rang dans le classement de l'UIT a toutefois régressé de façon importante durant cette même période, passant de la 9e position à la 19e» .
Il appert que globalement l'ampleur et l'évolution de la fracture numérique mondiale,de cette fracture n'a pas vraiment changé entre 2002 et 2007. et c'est à Singapour et aux États-Unis que les TIC coûtent le moins cher.Il s'agit que déterminer si «le prix combiné du coût moyen de la téléphonie fixe, de la téléphonie mobile et de l'accès Internet à large bande » a beaucoup augmenté.
Dans le monde, en 2008 les prix des TIC représentaient, en moyenne, 15 % du revenu national brut moyen par habitant. Pour certains pays développés il représente la de 1,6 % du revenu national brut et monte à 20% pour les pays en développement. Ce qui montre clairement l'ampleur du fossé numérique entre les oays à faibles revenu et les pays riches. Notons que le Canada fait partie des trois pays où l'accès Internet à large bande coûte le moins cher avec les États-Unis et la Suisse, «alors que c'est à Hong Kong (Chine) que la téléphonie mobile coûte le moins cher.»
Publié par © My Loan Duong
Renouveler l'exploitation des stocks
Dans les bibliothèques universitaires, ce niveau de développement de l'utilisation des TIC pose un défi énorme. Les observateurs de la révolution numérique y voient un enjeu pour la profession même des bibliothécaires-documentalistes qui ont désormais perdu désormais le monopole absolu de l'acquisition, de l'organisation et de la gestion des stocks qu'ils détenaient auparavant. Pour faire face à la concurrence suscitée par la privatisation de l'information grâce aux outils de la génération du WEB 2.0, pour reprendre Bertrand Calenge, «les bibliothécaires doivent jouer «sur un double registre: il faut prendre les gens comme ils sont et selon leurs usages et en même temps il faut leur apporter quelque chose de plus».
Prendre les gens comme ils sont dans un milieu universitaire d'une grande métropole nord-américaine comme Montréal où se côtoient quatre universités, c'est disons le franchement se mettre au diapason avec une population de jeunes instruits, ouverts sur le monde et possédant un haut niveau de compétences en regard de l'utilisation des TICs. Cette population s'attend évidemment à ce que l'infrastructure technologiques et les outils de communication et d'exploitation des données offertes par leur université rejoignent celles qu'ils connaissent et utilisent déjà.
* Nommé personnalité de l'Infodoc 2008, Archimag, n.220, décembre 2008-janvier 2009
Les TIC au Canada : constat préoccupant ?
Si on doit se fier au rapport publié récemment par l'Union internationale des télécommunications (UIT) qui a comparé l'évolution des technologies de l'information et des communications (TIC) dans 154 pays sur une période de cinq ans, soit de 2002 à 2007, la position du Canada est préoccupante. Dans le dernier numéro de la Direction Informatique, Alain Beaulieu rapporte qu'il ressort que le Canada « avec un indice de 6,34, le Canada se positionne au 19e rang du classement de l'UIT, seulement deux positions en arrière des États-Unis (6,44)» . Les onze indicateurs servent à établir cet indice UIT de développement des TIC tiennent compte l'accès aux TIC dans chaque pays, de leur utilisation, par leur population, de l'état des compétences dans le domaine des citoyens, du nombre de ménages ayant un ordinateur de la proportion des citoyens ayant accès à Internet et du taux d'alphabétisation de la population.
Cet exercice de comparaison de l'UIT montre que ce sont «les pays d'Europe de Nord sont les pays les plus avancés dans le domaine des TIC [...] Ainsi, on trouve en première position la Suède, dont l'indice atteint 7,50, suivi de la République de Corée (7,26), du Danemark (7,22), des Pays-Bas (7,14), de l'Islande (7,14) et de la Norvège (7,09) ». La corrélation entre le revenu national brut par habitant (à parité de pouvoir d'achat) et le degré d'adoption des TIC est clairement établi, on s'en doute bien mais il y a des exceptions car certains pays figurant en haut du classement comme le cas de la République de Corée qui affiche un degré d'adoption plus élevé que ce à quoi on aurait pu s'attendre, compte tenu de son niveau de revenu et ce qui est encourageant «en termes d'évolution, les auteurs du rapport notent une amélioration généralisée du niveau de développement des TIC dans tous les pays, sauf un (Myanmar), au cours des cinq dernières années.»
D'autre part, pour toutes sortes de raisons (instabilité politique, problèmes d'ordre structurel), certains pays ont fait de meilleurs progrès que d'autres. On note que des pays d'Europe de l'Est comme Les États baltes et la Roumanie font partie des pays qui ont progressé beaucoup dans ce domaine de même que le Luxembourg, les Émirats arabes unis, l'Irlande, Macao (Chine), le Japon, l'Italie et la France. Le Pakistan, l'Arabie saoudite, la Chine qui est passée de la 90e position à la 73e durant cette période et le Viet Nam, sont bien remontés dans le classement de l'UIT. Mais au niveau de l'accès aux TIC, ce qui couvre la téléphonie fixe et mobile, la largeur de bande Internet et les ménages ayant un ordinateur et une connexion Internet, les progrès sont les plus perceptibles mais par contre pour l'utilisation des TIC, qui inclut le nombre d'internautes et les connexions à large bande fixe et mobile, les progrès ont été plus lents.
Même si, comme le note l'auteur «l'indice du Canada ait augmenté entre 2002 et 2007lequel est passé de 5,33 à 6,34, son rang dans le classement de l'UIT a toutefois régressé de façon importante durant cette même période, passant de la 9e position à la 19e» .
Il appert que globalement l'ampleur et l'évolution de la fracture numérique mondiale,de cette fracture n'a pas vraiment changé entre 2002 et 2007. et c'est à Singapour et aux États-Unis que les TIC coûtent le moins cher.Il s'agit que déterminer si «le prix combiné du coût moyen de la téléphonie fixe, de la téléphonie mobile et de l'accès Internet à large bande » a beaucoup augmenté.
Dans le monde, en 2008 les prix des TIC représentaient, en moyenne, 15 % du revenu national brut moyen par habitant. Pour certains pays développés il représente la de 1,6 % du revenu national brut et monte à 20% pour les pays en développement. Ce qui montre clairement l'ampleur du fossé numérique entre les oays à faibles revenu et les pays riches. Notons que le Canada fait partie des trois pays où l'accès Internet à large bande coûte le moins cher avec les États-Unis et la Suisse, «alors que c'est à Hong Kong (Chine) que la téléphonie mobile coûte le moins cher.»
Publié par © My Loan Duong
samedi 28 février 2009
Le beau ... et l'image du beau
Disons le, tout de suite, la première partie de ce titre est emprunté à nul autre que le célèbre chroniqueur du journal la Presse, Pierre Foglia*, la deuxième partie du titre vient de votre humble servante qui signe ce billet.
En août 2008, lors des cérémonies d'ouverture des Jeux olympiques à Pékin, un journaliste a suscité toute une polémique en dévoilant que la belle voix qu'on entendait n'appartenait pas à la jeune fille qui était sur la scène mais à une autre fillette dont «le visage est moins rond et aux dents croches ». On crie au scandale, au manque de transparence, au mensonge médiatisé. On parle de discrimination, d'hypocrisie institutionnelle, de maquillage (sans jeu de mots) de la vérité. On s'élève contre cette «mise en scène» qui ne donne pas sa chance au coureur et on plaint la fillette qui, à cause cet idéal de perfection de la part des dirigeants de son pays , a été privée injustement de la reconnaissance publique. Encore mieux, on oppose à l'idéal de la perfection les idéaux de justice et d'équité ou d'égalité.
Or , si je ne me trompe il s'agit ici d'une cérémonie, c'est à dire d'un spectacle, d'une représentation. La Chine se devait de faire quelque chose de magnifique et nous n'attendions rien de moins que ça. Quoi de plus normal que de réunir toutes les conditions pour que tout soit le beau possible? N'est ce pas cela le but des jeux olympiques : célébrer le talent, la force, la beauté, bref, la perfection?
Alors que feignons nous? Pourquoi crions nous au mensonge et faisons nous semblant de réclamer la vérité... quelle vérité? Si on applique la logique formelle du franc jeu, comment devrions nous alors qualifier les programmes d'accès à l'égalité des chances et de discrimination positive (qui sont quand même des acquis sociaux) où les candidats sont sélectionnés sur des critères autres que seulement la compétence et l'expérience? Pour satisfaire les objectifs d'équité/égalité, des employeurs ont alors privé des personnes l'accès à des postes auxquelles elles auraient eu droit normalement. À toute vistesse, souvent, on a vu des administrations pibliques embaucher des personnes sans expérience à des postes de responsabilité pour remplir les quotas fixés par le gouvernement en termes de représentation ethinique et autres.
À mon avis, c'est jouer les vierges offensées et oublier un peu vite, tous les artifices où on sélectionne les candidats sur la base de l'origine ethnique, du sexe, etc....
Dans un monde idéal, parfait mais utopique, la Vérité devrait en tout temps triompher. Dans le vrai monde, il y a une pluralité de valeurs et de finalités. Chaque domaine comporte le sien et il est clair les lois mathématiques ne peuvent s'appliquer apr exemple à la médecine ou au droit. Dans les circonstances il s'agit d'une représentation publique, médiatisée pour célébrer le beau et la perfection. Alors, affirmer que la Chine a jeté de la poudre aux yeux du monde parce que 'elle a subtitué le visage d'une fillette au détriment de la voix d'une autre me semble paradoxal. La perfection serait que la fillette soit belle comme sa voix mais quand on ne peut réunir les deux critères, soit la compétence et le ...teint idéal, que faire?
Pour finir, je relate le billet du chroniqueur Pierre Foglia à propos d'une expérience initiée par le Washington Post mettant un grand maitre du violon, Joshua Bell, déguisé en mendiant, dans le métro, à la station les plus fréquentée à Washington d.c., avec un Stradivarus authentique datant de 1713. Ce 12 janvier 2009, à l'heure de pointe, un peu avant 8 heures du matin, sur les 1070 personnes (les caméras cachées le confirment) sont passées devant le maestro qui a joué pendant 45 minutes des airs de Schubert, Bach, Massanet. Devant cette musique sublime, seules 27personnes a jeté négligemment dans son chapeau une pièce et une seule personne a reconnu le virtuose. La caméra a aussi montré que les enfants, plus spontanés, se sont arrêtés plus fréquemment que les adultes.
Aux esprits qui ont sauté très vite aux conclusions, déplorant 1/ que le monde est peuplé d'abrutis, incapables de détecter le beau et 2/ que les enfants sont plus sensibles à la beauté que les adultes, comme le chroniqueur, je dirais aussi que j'aurai peut-être au plus, si je n'étais pas trop pressée, moi aussi jeté négligemment un trente sous dans le chapeau de M. Bell. Quant aux enfants, sauf exception, je serai aussi plus portée de croire que ceux qui se sont arrêtés devant le musicien l'ont fait en raison du caractère inusité, divertissant et distrayant de la scène.
Les personnes qui ont entendu le concert ne se sont pas arrêtées pour écouter le musicien. Pourtant cette musique est offerte sans cérémonie sans mise en scène, sans artifices. Sommes nous vraiment dans un monde d'abrutis, de rustres insensibles à la beauté sans artifices, ou est-ce tout simplement parce que nous sommes habitués que le beau se présente aussi avec l'image du beau?
Le beau par Pierre Foglia dans la Presse, samedi le 14 février section A7
Publié par © My Loan Duong
En août 2008, lors des cérémonies d'ouverture des Jeux olympiques à Pékin, un journaliste a suscité toute une polémique en dévoilant que la belle voix qu'on entendait n'appartenait pas à la jeune fille qui était sur la scène mais à une autre fillette dont «le visage est moins rond et aux dents croches ». On crie au scandale, au manque de transparence, au mensonge médiatisé. On parle de discrimination, d'hypocrisie institutionnelle, de maquillage (sans jeu de mots) de la vérité. On s'élève contre cette «mise en scène» qui ne donne pas sa chance au coureur et on plaint la fillette qui, à cause cet idéal de perfection de la part des dirigeants de son pays , a été privée injustement de la reconnaissance publique. Encore mieux, on oppose à l'idéal de la perfection les idéaux de justice et d'équité ou d'égalité.
Or , si je ne me trompe il s'agit ici d'une cérémonie, c'est à dire d'un spectacle, d'une représentation. La Chine se devait de faire quelque chose de magnifique et nous n'attendions rien de moins que ça. Quoi de plus normal que de réunir toutes les conditions pour que tout soit le beau possible? N'est ce pas cela le but des jeux olympiques : célébrer le talent, la force, la beauté, bref, la perfection?
Alors que feignons nous? Pourquoi crions nous au mensonge et faisons nous semblant de réclamer la vérité... quelle vérité? Si on applique la logique formelle du franc jeu, comment devrions nous alors qualifier les programmes d'accès à l'égalité des chances et de discrimination positive (qui sont quand même des acquis sociaux) où les candidats sont sélectionnés sur des critères autres que seulement la compétence et l'expérience? Pour satisfaire les objectifs d'équité/égalité, des employeurs ont alors privé des personnes l'accès à des postes auxquelles elles auraient eu droit normalement. À toute vistesse, souvent, on a vu des administrations pibliques embaucher des personnes sans expérience à des postes de responsabilité pour remplir les quotas fixés par le gouvernement en termes de représentation ethinique et autres.
À mon avis, c'est jouer les vierges offensées et oublier un peu vite, tous les artifices où on sélectionne les candidats sur la base de l'origine ethnique, du sexe, etc....
Dans un monde idéal, parfait mais utopique, la Vérité devrait en tout temps triompher. Dans le vrai monde, il y a une pluralité de valeurs et de finalités. Chaque domaine comporte le sien et il est clair les lois mathématiques ne peuvent s'appliquer apr exemple à la médecine ou au droit. Dans les circonstances il s'agit d'une représentation publique, médiatisée pour célébrer le beau et la perfection. Alors, affirmer que la Chine a jeté de la poudre aux yeux du monde parce que 'elle a subtitué le visage d'une fillette au détriment de la voix d'une autre me semble paradoxal. La perfection serait que la fillette soit belle comme sa voix mais quand on ne peut réunir les deux critères, soit la compétence et le ...teint idéal, que faire?
Pour finir, je relate le billet du chroniqueur Pierre Foglia à propos d'une expérience initiée par le Washington Post mettant un grand maitre du violon, Joshua Bell, déguisé en mendiant, dans le métro, à la station les plus fréquentée à Washington d.c., avec un Stradivarus authentique datant de 1713. Ce 12 janvier 2009, à l'heure de pointe, un peu avant 8 heures du matin, sur les 1070 personnes (les caméras cachées le confirment) sont passées devant le maestro qui a joué pendant 45 minutes des airs de Schubert, Bach, Massanet. Devant cette musique sublime, seules 27personnes a jeté négligemment dans son chapeau une pièce et une seule personne a reconnu le virtuose. La caméra a aussi montré que les enfants, plus spontanés, se sont arrêtés plus fréquemment que les adultes.
Aux esprits qui ont sauté très vite aux conclusions, déplorant 1/ que le monde est peuplé d'abrutis, incapables de détecter le beau et 2/ que les enfants sont plus sensibles à la beauté que les adultes, comme le chroniqueur, je dirais aussi que j'aurai peut-être au plus, si je n'étais pas trop pressée, moi aussi jeté négligemment un trente sous dans le chapeau de M. Bell. Quant aux enfants, sauf exception, je serai aussi plus portée de croire que ceux qui se sont arrêtés devant le musicien l'ont fait en raison du caractère inusité, divertissant et distrayant de la scène.
Les personnes qui ont entendu le concert ne se sont pas arrêtées pour écouter le musicien. Pourtant cette musique est offerte sans cérémonie sans mise en scène, sans artifices. Sommes nous vraiment dans un monde d'abrutis, de rustres insensibles à la beauté sans artifices, ou est-ce tout simplement parce que nous sommes habitués que le beau se présente aussi avec l'image du beau?
Le beau par Pierre Foglia dans la Presse, samedi le 14 février section A7
Publié par © My Loan Duong
Mendeley, un nouvel outil de gestion et de partage des ressources documentaires trèes prometteur !
Mendeley: une nouvelle plateforme de gestion, d'organisation et de partage de données et de ressources pour les organisations savantes à découvrir.
Avec Mendeley*, des chercheurs des universités américaines et anglaises ont un nouvel outil d'exploitation et de gestion des travaux, des articles et des rapports de recherche. Crée par Victor Henning, un étudiant en doctorat à la Bauhaus-University de Weimar en Allemagne, le site interactif de recherche et de gestion est en train de prendre tranquillement sa place parmi les outils les plus innovateurs de gestion et de découverte dans le paysage des ressources et des outils de la génération du WEB 2.0par la qualité de la plateforme et le contenu du portail. Le site de Mendeleu présente toute une gamme d'outils et de logiciels libres compatibles avec les systèmes d'exploitation Windows, Mac et Linux pour le partage et l'exploitation des ressources informationnelles.
Publié par © My Loan Duong
Mendeley offre sur son site une gamme d'outils des plus variés pour construire des profils thématiques, faire des extractions des données, participer au partage des citations et des références, élaborer des bibliographies compatibles avec Word et les différents outils de bureautique par l'extraction automatique des bibliographies, indexer et gestion des articles par métadonnées, traiter et diffuser des rapports, des travaux et des dossiers numériques. Tous ces ces outils présentent une panoplie de services qui permettent en toute convivialité le partage, la diffusion et l'échange d'informations et de ressources. La plateforme de Mendeley est, à mon avis, assez impressionnante et Outre-Atlantique, les milieux universitaires commencent à s'y intéresser. Dans les plus grandes universités américaines comme Cambridge, Johns Hopkins, et Columbia, Mendeley commence à faire des adeptes. Dans les institutions qui l'ont adopté, à l'Université de Michigan et à Darmouth dans le New Hampshire où la plateforme sert à la gestion et à l'exploitation des ressources de la bibliothèque les commentaires des spécialistes en gestion de l'information dont les bibliothécaires sont fort élogieux.
Mendeley va passer à une vitesse supérieure grâce à la collaboration de grands joueurs comme Skype (le logiciel gratuit pour les appels gratuits de partout dans le monde), de Last.fm (la plus grande radio sur le web et la plus grande bibliothèque de musique dans le monde) et de Warner Music Group qui ont manifesté leur intérêt pour développer d'autres applications en collaboration avec le groupe fondé par Victor Henning. Sur le blogue du site de Mendeley, les fondateurs de Mendeley annoncent aussi une association avec CiteULike, le site bien connu de gestion des signets personnels et professionnels.
*Mendeley Ltd.112 Clerkenwell RoadLondon EC1M 5SA,United Kingdom, Mail: Victor.henning@mendeley.com
Tel.: +44 (0)207 253 1595
Avec Mendeley*, des chercheurs des universités américaines et anglaises ont un nouvel outil d'exploitation et de gestion des travaux, des articles et des rapports de recherche. Crée par Victor Henning, un étudiant en doctorat à la Bauhaus-University de Weimar en Allemagne, le site interactif de recherche et de gestion est en train de prendre tranquillement sa place parmi les outils les plus innovateurs de gestion et de découverte dans le paysage des ressources et des outils de la génération du WEB 2.0par la qualité de la plateforme et le contenu du portail. Le site de Mendeleu présente toute une gamme d'outils et de logiciels libres compatibles avec les systèmes d'exploitation Windows, Mac et Linux pour le partage et l'exploitation des ressources informationnelles.
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Mendeley offre sur son site une gamme d'outils des plus variés pour construire des profils thématiques, faire des extractions des données, participer au partage des citations et des références, élaborer des bibliographies compatibles avec Word et les différents outils de bureautique par l'extraction automatique des bibliographies, indexer et gestion des articles par métadonnées, traiter et diffuser des rapports, des travaux et des dossiers numériques. Tous ces ces outils présentent une panoplie de services qui permettent en toute convivialité le partage, la diffusion et l'échange d'informations et de ressources. La plateforme de Mendeley est, à mon avis, assez impressionnante et Outre-Atlantique, les milieux universitaires commencent à s'y intéresser. Dans les plus grandes universités américaines comme Cambridge, Johns Hopkins, et Columbia, Mendeley commence à faire des adeptes. Dans les institutions qui l'ont adopté, à l'Université de Michigan et à Darmouth dans le New Hampshire où la plateforme sert à la gestion et à l'exploitation des ressources de la bibliothèque les commentaires des spécialistes en gestion de l'information dont les bibliothécaires sont fort élogieux.
Mendeley va passer à une vitesse supérieure grâce à la collaboration de grands joueurs comme Skype (le logiciel gratuit pour les appels gratuits de partout dans le monde), de Last.fm (la plus grande radio sur le web et la plus grande bibliothèque de musique dans le monde) et de Warner Music Group qui ont manifesté leur intérêt pour développer d'autres applications en collaboration avec le groupe fondé par Victor Henning. Sur le blogue du site de Mendeley, les fondateurs de Mendeley annoncent aussi une association avec CiteULike, le site bien connu de gestion des signets personnels et professionnels.
*Mendeley Ltd.112 Clerkenwell RoadLondon EC1M 5SA,United Kingdom, Mail: Victor.henning@mendeley.com
Tel.: +44 (0)207 253 1595
lundi 16 février 2009
Réjean Savard, une des cinq personnalités de l'infodoc 2008
Le magazine Archimag de décembre 2008-janvier 2009 a publié les noms des cinq personnalités qui ont marqué le milieux de l'information et de la documentation en 2008. Parmi les personnalités retenus par les votes de 852 personnes qui ont répondu au questionnaire, figurent Bertrand Calenge, auteur de plusieurs ouvrages d'autorité sur l'organisation et le traitement des ressources documentaires, Olivier Ertzscheid, maître de conférence et auteur du blogue Affordance , Dominique Lahary, conservateur de la bibliothèque départementale de prêt du Val-d'oise, auteur des sites Lahary.fr/pro et Lahary.wordpress.com , Silvère Mercier, bibliothécaire et animateur du blog Bibliobsession . Il est à noter que ce blogue figure parmi les premiers dans le classement du répertoire des blogues Wikio dans la catégorie Science et Réjean Savard, professeur titulaire à l'École de bibliothéconomie et des sciences de l'information (EBSI) de l'Université de Montréal au Québec et le président de l'Association internationale francophone des bibliothécaires et documentalistes (AIFBD). Réjean Savard est l'un des présidents fondateurs de l'Association qui a tenu son premier congrès l'été dernier au début du mois d'août à Montréal. Ce congrès dont les actes seront publiés dans le courant des prochains mois en 2009 a réuni plus de 250 participants de provenance de 23 pays.
Les répondants peuvent proposer jusqu'à cinq noms de personnes susceptibles de figurer dans la liste finale. Des noms ont été ajoutés à la liste proposée par les organisateurs et on note cette année que les blogueurs occupent une place de choix dans la liste des sélectionnés ce qui confirme l'impact des outils de réseaux sociaux comme le blog sur la visibilité des personnalités retenues. On mentionne l'absence de présences féminines chez les élus de cette année, mais ce n'est que partie remise, je l'espère bien.
À lire: Archimag, n.220, décembre 2008-janvier2009 Personnalités de l'infodoc 2008: très grande participation . Cet articles font état des propos des cinq personnalités recueillis par Archimag
Publié par © My Loan Duong
Les répondants peuvent proposer jusqu'à cinq noms de personnes susceptibles de figurer dans la liste finale. Des noms ont été ajoutés à la liste proposée par les organisateurs et on note cette année que les blogueurs occupent une place de choix dans la liste des sélectionnés ce qui confirme l'impact des outils de réseaux sociaux comme le blog sur la visibilité des personnalités retenues. On mentionne l'absence de présences féminines chez les élus de cette année, mais ce n'est que partie remise, je l'espère bien.
À lire: Archimag, n.220, décembre 2008-janvier2009 Personnalités de l'infodoc 2008: très grande participation . Cet articles font état des propos des cinq personnalités recueillis par Archimag
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lundi 9 février 2009
Le temps des grands ménages
Par les temps qui courent, il n'y a pas de jours qui s'écoulent sans que la rémunération des administrateurs des organismes et des institutions subventionnés par l'état au Québec, publiques et parapubliques ne fasse les manchettes. Pour la plupart des citoyens, en ces temps de disettes et crises meurtrières o pour l'économie et l'emploi, il est évident que les rémunérations et les primes de séparation qui frisent dans certains cas le demi million de certains gestionnaires d'organismes subventionnés par l'argent des contribuables ont l'allure de vols de grand chemin réalisations ou aux résultats plus que décevants qui accompagnent les feuilles de route de ces grands administrateurs de l'état.
Dans le contexte d'économies en déroute, de catastrophes boursières, de faillites et de fermetures d'entreprises, de licenciements, il ne faudra pas s'étonner que la rhétorique dans les médias de ces temps ci soit assez particulière. «It smells blood» diront certains. Dans les médias, les propos évoquent le sang. On parle de «décapitation en haut lieu » (Radio-Canada, Nouvelles de 18 heures, le 8 février 2009, de «têtes qui roulent» (La Presse, Section Affaires, 9 février 2009) comme si par la voix des médias, le «petit peuple» réclamait réparation et justice pour punir les gestionnaires cupides et les administrateurs rapaces qui l'ont spolié. Pour alimenter ce climat plus que malsain, la révélation des plantureuses primes de séparation que de hauts dirigeants continuent d'empocher qui avant étsaient considérées comme normales font bondir. On cite telle vice rectrice qui, de février 2006 à septembre 2007 a touché une rémunération totale de 760 000$, incluant une prime de départ de 321 000$ pour moins de deux ans d'exercice. On cite le cas des responsables de cette autre université remercié avant la fin de son mandat avec plusieurs centaines de milliers de dollars malgré une gestion désastreuse, de ce directeur général d'une autre institution qui a pris sa retraite anticipée avec une prime de séparation de plusieurs fois six chiffres alors que le budget d'acquisition de son service a été amputé en pleine année académique de plus d'un million de dollars, de cette personne qui occupe le poste d'ombudsman dans la même institution dont les deux mandats ont été complétés mais qui bénéficie d'une clause permettant de toucher son plein salaire aussi longtemps qu'elle n'est pas reclassée dans une autre fonction au sein de l'institution, et aussi que la plupart les cadres supérieurs comme les autres dans ces organisations bénéficient de ce privilège qu'est la la sécurité d'emploi «mur à mur» tout comme les syndiqués dont le salaire moyen est de 40 000$.
Faire acte de modestie
Au Québec, dans les institutions publiques et para publiques, les cadres supérieurs bénéficient de la permanence d'emploi. Protégés par des contrats de travail béton, ces cadres supérieurs peuvent rester en fonction jusqu'à leur retraite sans devoir rendre des comptes jusqu'à l'âge légal de pour toucher leur pension dans le pires des cas, ils sont mis en retrait sur des tablettes en attendant leur retraite (nous en connaissons tous quelque uns de ces jeunes dinosaures dans nos milieux de travail). Mais comment cela peut-il être autrement puisque tous s'abreuvent à la même source? Sans parler de l'obsolescence de la chaine de gestion et de l'impossibilté de déterminer dans bien des cas de l'imputabilité des personnes en charges. La commission d'enquête présidé par le juge Gomery en a fait état. Certains adminitrations fonctionnent dans un climat glauque et opaque où plane la menace d'accusation de «manque de loyauté» sur ceux qui parlent trop..
Rahm Emanuel, le chef de cabinet du nouveau président américain Barack Obama, connu pour ses talents de négociateur et ses coudées franches avait dit que les périodes de crise sont d'immenses occasions pour faire le grand ménage. Et l'admistration D'obama a donné l'exemple en réduisant le plafond salarail des pdg des organismes subventionnés par l'état américain à 500.000$. Les changements sytémiques présentent des opportunités pour redistribuer les rôles. Et si chacun commençait par le faire dans sa propre maison?
Publié par © My Loan Duong
Dans le contexte d'économies en déroute, de catastrophes boursières, de faillites et de fermetures d'entreprises, de licenciements, il ne faudra pas s'étonner que la rhétorique dans les médias de ces temps ci soit assez particulière. «It smells blood» diront certains. Dans les médias, les propos évoquent le sang. On parle de «décapitation en haut lieu » (Radio-Canada, Nouvelles de 18 heures, le 8 février 2009, de «têtes qui roulent» (La Presse, Section Affaires, 9 février 2009) comme si par la voix des médias, le «petit peuple» réclamait réparation et justice pour punir les gestionnaires cupides et les administrateurs rapaces qui l'ont spolié. Pour alimenter ce climat plus que malsain, la révélation des plantureuses primes de séparation que de hauts dirigeants continuent d'empocher qui avant étsaient considérées comme normales font bondir. On cite telle vice rectrice qui, de février 2006 à septembre 2007 a touché une rémunération totale de 760 000$, incluant une prime de départ de 321 000$ pour moins de deux ans d'exercice. On cite le cas des responsables de cette autre université remercié avant la fin de son mandat avec plusieurs centaines de milliers de dollars malgré une gestion désastreuse, de ce directeur général d'une autre institution qui a pris sa retraite anticipée avec une prime de séparation de plusieurs fois six chiffres alors que le budget d'acquisition de son service a été amputé en pleine année académique de plus d'un million de dollars, de cette personne qui occupe le poste d'ombudsman dans la même institution dont les deux mandats ont été complétés mais qui bénéficie d'une clause permettant de toucher son plein salaire aussi longtemps qu'elle n'est pas reclassée dans une autre fonction au sein de l'institution, et aussi que la plupart les cadres supérieurs comme les autres dans ces organisations bénéficient de ce privilège qu'est la la sécurité d'emploi «mur à mur» tout comme les syndiqués dont le salaire moyen est de 40 000$.
Faire acte de modestie
Au Québec, dans les institutions publiques et para publiques, les cadres supérieurs bénéficient de la permanence d'emploi. Protégés par des contrats de travail béton, ces cadres supérieurs peuvent rester en fonction jusqu'à leur retraite sans devoir rendre des comptes jusqu'à l'âge légal de pour toucher leur pension dans le pires des cas, ils sont mis en retrait sur des tablettes en attendant leur retraite (nous en connaissons tous quelque uns de ces jeunes dinosaures dans nos milieux de travail). Mais comment cela peut-il être autrement puisque tous s'abreuvent à la même source? Sans parler de l'obsolescence de la chaine de gestion et de l'impossibilté de déterminer dans bien des cas de l'imputabilité des personnes en charges. La commission d'enquête présidé par le juge Gomery en a fait état. Certains adminitrations fonctionnent dans un climat glauque et opaque où plane la menace d'accusation de «manque de loyauté» sur ceux qui parlent trop..
Rahm Emanuel, le chef de cabinet du nouveau président américain Barack Obama, connu pour ses talents de négociateur et ses coudées franches avait dit que les périodes de crise sont d'immenses occasions pour faire le grand ménage. Et l'admistration D'obama a donné l'exemple en réduisant le plafond salarail des pdg des organismes subventionnés par l'état américain à 500.000$. Les changements sytémiques présentent des opportunités pour redistribuer les rôles. Et si chacun commençait par le faire dans sa propre maison?
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