jeudi 2 avril 2009

Ni cigale ni fourmi, juste Google et ...les autres

«Don't be evil» (Ne soyez pas mauvais). La devise de Google semble s'adresser à ses détracteurs dont l'inquiétude grandit face à ce formidable outil de recherche et de diffusion de l'information qui, en moins dix ans. Avec Google dans le monde de la documentation, les bibliothèques ont compris que leur rôle de gestion, d'organisation et de diffusion des ressources informationnelles devra changer sous peine de disparaitre.

Pour les uns, Google c'est l'accès à l'information à tous, pour d'autres, un géant qui ne fait pas de la dentelle

»Les avis sur Google, ce gigantesque moteur de recherche et de diffusion d'informations, varient selon le type d'interlocuteurs. «Bashing» chez certains,de la réserve chez d'autres et entre les deux un engouement certain qui nre se dément pas. Alors que le public et les populations ont adopté ce moteur de recherche dès son arrivée dans l'espace de l'internet, ce gigantesque répertoire de ressources informationnelles continue de susciter méfiance et crainte dans certains milieux notamment, celui des administrateurs de bibliothèques, comme en témoigne l'éditorial de Guylaine Beaudry dans le Bulletin de la Corporation des bibliothécaires professionnels du Québec (178,janvier-avril 2009) intitulé Google, les bibliothèques et la revanche de la cigale sur la fourmi.

Il ne se passe pas un jour sans que cette formidable entreprise créée par deux étudiants surdoués dans la jeune vingtaine de l'Université Standford en Californie à partir d'un fond modeste de 100 000$ offerte par Andy Bechtolsheim, un des fondateurs de Sun Microsystems, qui a crû au potentiel énorme de l'engin de recherche inventé par Larry Page et Sergey Brin ne fasse parler d'elle. Grâce par la suite à une mise de fonds de 1 million de dollars recueillis auprès de quelques amis et des parents, la société Google Inc.* le 7 septembre 1998, est devenue une immense entreprise d'hébergement, de stockage et diffusion de l'information et des connaissances. Sa valeur en bourse tourne autour de des 200 milliards de dollars américains avec plus de 20 000 employés à travers le monde et les revenus rapportés en 2007 sont de 7 milliards de dollars continue de susciter la contreverse et de causer des maux de tête aux administrateurs des fonds publics.

Des entrepreneurs et non des gestionnaires

Si avant de se mettre à numériser les ressources des institutions comme Standford University, University of Michigan, New York Public Library (la plus grande bibliothèque publique dans le monde), Oxford University (une des plus vieilles et des riches bibliothèques universiatires dans le monde) Bayerrische Staatsbibliothek et la Bibliothèque municipale de Lyon, Google «n'avait pas un seul livre à mettre en ligne», dixit Mme Beaudry, c'est parce que les fondateurs de Google ne font pas partie du groupe des administrateurs de services publics. Les fondateurs de Google ont créé leur emploi et s'ils partent avec un million de longueurs d'avance sur d'autres organismes, c'est parce que les outils que Google a créé pour indexer, référencer, organiser, diffuser, numériser les ressources sont plus performants, plus novateurs, bref meilleurs que d'autres. Et si malgré sa très courte et très brillante histoire, des administrateurs de grandes bibliothèques lui ont confié leurs trésors à conserver et numériser, c'est justement parce que ces administrateurs, qui ne sont sûrement pas des imbéciles non plus, ont jugé bon de le faire faire par Google...quoiqu'en pensent certains administrateurs et je fais référence ici à la l'épître «La BAnQ ne prend pas les mauvais conseils»)de Mme Lise Bissonnette, pdg de la BAnQ qui a vilipendé en des termes les plus virulents M. Guy Laflèche, professeur à l'UdeM qui a eu «l'insigne audace » de se plaindre que les fonds patrimoniaux de la BAnQ ne soient numérisés par Google.

Google va très vite, cent mille fois plus vite que n'importe quel autre organisme public. Mais quel organisme public au Québec pourrait prendre le risque d'investir une telle fortune dans la numérisation des fonds? Je ne prendrai pas la défense de Google, pour la simple raison que je ne crois pas qu'ils ont besoin de qui que ce soit pour le faire...Depuis le temps que leur caravane avance, imperturbable aux bruits ambiants. Mais laisser entendre comme la présidente de la Corpo que Google est en train voler les ressources des bibliothèques est nettement exagéré, voire malhonnête intellectuellement.

C'est pourquoi j'aime mieux l'article de Robert Darnton, un grand historien, professeur à l’université Carl H. Pforzheimer, directeur de la bibliothèque de Harvard qui n'est pas tout à fait chaud à l'idée que Google diffuse toutes les richesses des bibliothèques. Il a d'ailleurs refusé de faire numériser sa belle collection patrimoniale par Google. Son article est bien dosé, bien écrit, sans mauvaise foi, l'auteur a su se garder une petite gêne qui est tout à son honneur d'intellectuel et d'homme de lettres qui n'a pas besoin de se faire du capital politique pour mousser sa carrière. Dans cet éloquent article portant le titre Google & the future of books, publié par le «New York Review of Books » du 12 février 2009 , traduit en français dans le mensuel français, le Monde diplomatique, sous le titre de La bibliothèque universelle, de Voltaire à Google , l'auteur a eu l'honnêteté de rappeler que Google toujours été clair dans la poursuite de ses objectifs avec sa une mission proclamée: donner l'accès à l'information au plus grand nombre de personnes possible, sans toutefois vouloir détenir de monopole: (traduction libre «Google is not a guild, and it did not set out to create a monopoly»). Il ajoute que rien n'empêche les organisations et les institutions publiques et la Bibliothèque du Congrès de s'unir pour créer une sorte bibliothèque nationale numérique (National Digital Library), l'équivalent contemporain de la Bibliothèque d'Alexandrie. Mais, «pendant que les autorités publiques dormaient au volant», Google a pris l'initiative. Il n'a pas cherché à savoir s'il peut le faire ou non, il a pris les devants, il n'est pas allé en cour, il est allé en affaires, numérisant les livres qu'on lui a confiés. Et il a numérisé les livres des bibliothèques de façon si efficace que cela a suscité le besoin chez d'autres de partager avec lui les bénéfices de l'affaire». Traduction libre: «While the public authorities slept, Google took the initiatives. It did not seek to settle its affairs in court, It went into business, scanning books in libaries; it scanned them so effectively as to arouse the appetite of others for a share in the potential profits».

Ni cigale ni fourmi mais un problème de conservation et de diffusion

Google héberge et numérise gratuitement des ressources qui, autrement seraient restées, au mieux sur les rayons des sous sols de bibliothèques, et qui se seraient dégradées à la longue. Ce ne sont pas toutes des ressources patrimoniales mais des oeuvres parfois rares, fragiles qui méritent d'être connues et conservées. Des organismes qui le peuvent ont payé pour faire numériser leurs ressources patrimoniales et de les offrir en accès libre à l'intérieur de leurs institutions et sur leur serveur. Certaines des plus grandes bibliothèques et institutions américaines dont la Boston Public Library, le Smithsonian Institution, la Library of Congress mettent en ligne à grand frais leurs ressources patrimoniales* et les diffusent sur leurs sites. Mais cela suppose des reins solides que toutes ne possèdent pas. Il y a d'autres options comme le regroupement en consortium, par exemple. C'est ce qu'ont fait les dix-neuf bibliothèques universitaires et de recherche de la Nouvelle-Angleterre qui ont utilisé des solutions comme celle offerte parOpen Content Alliance.Bref, tout le monde peut faire concurrence à Google.

Les ressources acquises par les bibliothèques sur les fonds publics sont destinées à être consultées et combien de trésors sont-ils encore enfouis dans les cavernes d'Ali Baba faute d'une diffusion et d'une exploitation adéquates? Mme Beaudry parle très souvent de la valeur économique du savoir, elle qui travaille dans un milieu universitaire doit savoir que toutes ses richesses dormantes pénalisent des générations entières du fruit du travail des chercheurs et de la culture universelle accumulées, entreposées à grands frais, privant leurs auteurs et éditeurs de la reconnaissance sociale et des redevances versées grâce à la consultation de leurs travaux C'est feindre aussi d'ignorer la logique d'affaire qui dicte le fonctionnement d'une entreprise non subventionnée par les fonds publics comme Google.

Copie digitale et copie imprimée

La diffusion passe maintenant par l'accès en ligne. La copie digitale est maintenant de plus en plus indissociable de l'imprimée. À l'heure actuelle, des éditeurs font des copies digitales de leurs productions et c'est ce qui est en train de se faire dans plusieurs endroits. (« Meanwhile, the settlement provides absolutely no barrier to publishers providing their own digital copies, and this is in fact happening.») C'est ce que fait Safari Books Online dans sa propre maison d'édition où pour tous les ouvrages de la maison, on offre une copie digitale et une copie imprimée avec deux numéros de ISBN différents, incluant des ouvrages d'autres éditeurs télédéchargeables sur le site de la maison en format pdf, mobi, and epub et disponibles à partir des canaux de livres électroniques comme Amazon's Kindle, Stanza, et iPhone. Dans le monde de l’édition savante, des bibliothèques universitaires comme celles de l’Université du Michigan passent d’un modèle centré sur l’électronique et de plus en plus la diffusion des publications savantes sera essentiellement en format électronique, ainsi ils n’imprimeront plus d’emblée leurs publications mais offriront l’impression sur demande seulement. L'internet a changé le paradigme de la diffusion du savoir.

Les cavernes d'Ali Baba non exploitées

Que reproche-t-on à Google exactement? De n'avoir pas n'a pas mis des gants blancs pour faire sa place dans l'espace numérique? De n'avoir pas demandé la permission des bibliothécaires avant de numériser les ouvrages que des bibliothèques lui ont offert de numériser? D'avoir donné l'accès et d'avoir diffusé des ressources qui, autrement auraient été perdues, ignorées et oubliées? Dire que Google mange la laine sur le dos des bibliothèques est faux. Les obstacles viennent surtout de l'incapacité financière des organismes à dépenser de gros montants d'argent alloués par les bailleurs de fonds aux bonnes places:(«The barrier has always been the willingness to spend a lot of money for little return; the settlement doesn't change that.»). Google a dévancé et répondu aux besoins du public en mettant en ligne des ounvrages et cela a permis à mettre en valeur d'autres bases et d'autres ressources. Ses revenus viennent des millards de recherches et de visites effectuées quotidiennement sur son portail... et des milliards de revenus publicitaires qui ont suivi et c'est avec ça que Google fait son argent. Ce qui lui a permis d'investir encore plus dans le développement et la technologie et d'avancer encore plus et de numériser si bien, si vite et si efficacement les millions de ressources que des bibliothèques lui ont confiées.

Mais Google a bon dos. À ceux qui veulent faire porter sur Google le poids de leur insuffisance, je suggère encore la lecture de l'article que T. O'Reilly a écrit en réplique à Robert Dartnon, T. O'Reilly, dans Competition in the eBook Market
traduit en français par V. Clayssen sous le titre Concurrence sur le marché du livre numérique.

La réplique à Darnton: non au monopole de l'État

Timothy O'Reilly* mentionne les recommandations que le professeur James Grimmelman a émis pour encadrer l'entente Google Book Search de Novembre 2008 . Comme cet expert en droits sur la propriété intellectuelle, O'Reilly pense que la proposition de Darnton de laisser aux mains des autorités publiques le soin de faire appel à un consortium d'éditeurs pour prendre en charge le numérisation des ouvrages, n'est pas sans risque pour la liberté d'expression et la démocratie et nuisble pour la concurrence. Car toutes les administrations ne sont pas neutres et tous les gouvernements ne sont pas nécessairement démocratiques (Google est régulièrement censuré en Chine par exemple) sans parler que ce monopole risque de tuer la compétition ou la concurrence.(« I'd be far more worried about Darnton's wished-for utopia, in which the government had funded the equivalent, mandating that all publishers participate. That might well have nipped the competitive ebook landscape in the bud. »). Alors, honnêtement, si des bibliothèques ont laissé échappé le ballon (pardon, le fromage) entre les pattes de Google, à qui en vouloir? (Looking back over the course of digitalization from the 1990s, we now can see that we miss a great opportunity»).

On peut certainement pas dire qu'on ne l'a pas vu venir. Pour toutes sortes de raisons, on aurait pu faire mieux. Toutefois, il n'est pas minuit moins cinq du tout pour les bibliothèques et l'appel aux barricades de madame Beaudry, en l'occurence le cri: «Bibliothèques du monde entier, unissez-vous», qu'elle a emprunté d'ailleurs à Alex Beam (il fallait le dire dans votre article, madame)est alarmiste pour rien. Les bibliothèques ne sont pas toutes au même niveau. Certaines bibliothèques universitaires ont commencé à retrousser les manches, amélioré leur portail, leur catalogue, commencé à se mettre au web 2.0 et mis en ligne, pour le grand bonheur de leurs usagers, les ouvrages les plus importants de leurs fonds dont leurs ressources patrimonales ainsi que les travaux, les mémoires et les thèses de la communauté. D'autres malheureusement peinent et piétinent sur place mais à qui en vouloir? À Google?

Le corbeau et le renard

La littérature des grands peuples a souvent recours à l'anthropomorphisme pour peindre les travers de leur société et de leurs concitoyens. Les grands sages de l'humanité dont Jean de la Fontaine fait partie ont en fait usage abondamment pour tracer les parallèlles entre le monde des bêtes et le monde des hommes. Comme la plupart d'entre nous, j'adore les fables de la Fontaine. Ses vers m'ont aidée à aimer mes cours de français à l'école primaire. Ils m'ont guidée dans mes premières réflexions sur les hommes, les bêtes et les évènements de la vie et du monde en général. Plus tard, quand j'eus à porter un jugement sur une situation ou à émettre une réflexion sur une personne, comme bien d'autres, j'aime me référer aux propos et aux personnages des fables de ce grand humaniste pour y trouver mes repères.

À la présidente de la Corpo qui a comparé Google à la cigale et les bibliothèques à la fourmi de la fable, j'ai envie de lui dire de relire La Fontaine. Pour ma part, je serai plutôt portée à comparer Google au renard et les bibliothèques au corbeau qui a échappé son fromage (Oups!) pour regarder son beau plumage. Toutefois, pour rester dans le domaine de la littérature des fables, je préfère encore celle-ci qu'un bibliothécaire et une collègue universitaire m'ont fait suivre récemment. Cette fable parle de la fourmi et du lion. Elle n'est pas de la Fontaine, mais elle s'en rapproche par son humour acidulé.






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*À lire: La volée de bois vert envoyée par la PDG de la BAnQ en réponse à l'article La BNQ à l'ère de Google, (Le Devoir 2 novembre 2007) du professeur Guy Laflèche de l'UdeM sur la question de numérisation. Mme Bissonnette, haut fonctionnaire et administratrice de services public répond à un usager, ici M. Laflèche qui reprochait à la BAnQ de ne pas faire numériser ses fonds patrimoniaux. Voici un extrait de la réponse (assez décoiffante , merci, qui servira de leçon à qui ose donner des conseils aux administrateurs) publiée dans le Devoir ÉDITORIAL, jeudi, 8 novembre 2007, p. a6 , Libre-Opinion. Sous le titre BAnQ ne prend pas les mauvais conseils de Lise Bissonnette a écrit: «Sur les conseils de sa maman qu'il cite à répétition (Le Devoir, 2 novembre 2007) de "La BNQ à l'ère de Google",: « Un professeur au département des littératures de langue française de l'Université de Montréal nous reproche de ne pas nous joindre aux quelques bibliothèques universitaires et patrimoniales qui ont accepté de confier la numérisation de leurs livres anciens au géant américain Google. Guy Laflèche a tout faux en ces matières qui ne sont visiblement pas les siennes; j'invite ici sa maman à lui donner de nouveaux et plus judicieux». Pour lire l'article , allez dans Google et faites une recherche à Lise Bissonnette.

Timothy O'Reilly est le fondateur et président directeur général O'Reilly Media, Inc., considéré par les experts du milieu comme un des meilleurs éditeurs de livres électriniques dans le monde. O'Reilly Media est un leader dans le domaine des technologies émergentes dont le WEB 2.0.

Google, les bibliothèques et la revanche de la cigale sur la fourmi Bulletin Corpoclip n.178,janvier-avril 2009 . Editorial de Guylaine Beaudry
ALA, FINRA make unemployment resource available to public libraries
Un leadership inspirant: James H. Billington, le bibliothécaire du Congrès

3 commentaires:

Nicolas a dit...

Ce sujet que vous abordez, Google et l’avenir numérique des livres, me touche particulièrement car il aborde la question de la manière dont une innovation technologique contribue à changer notre manière de voir le monde et de vivre. Or, trop souvent, les changements suscitent des attitudes de fermeture et de peur face à l’inconnu. Bien sûr, je suis également favorable à ce qu’on évite que toute organisation s’approprie un avantage monopolistique face à ses concurrents. Mais on tire souvent des conclusions hâtives de ces innovations en oubliant de penser au bénéfice de la majorité. Par exemple, lors de l’arrivée de la télévision, nombreux ont été les oiseaux de mauvaise augure qui annonçaient la mort imminente du théâtre (idem avec la photographie par rapport à la peinture, etc.)

Actuellement, au moins la moitié des best-sellers au Japon se lit en format électronique (à partir d’un Iphone, par exemple). Ce qu’offre Google correspond à la démocratisation de bien des savoirs, surtout dans le cas des livres qui sont libres de droit d’auteur. Je suis moi-même auteur de plusieurs livres. Et il est bien connu que, face à la multitude de titres qui se publient chaque mois, les éditeurs promeuvent bien rarement les livres comme leurs auteurs le voudraient… Résultat ? Des quantités de connaissances dorment dans différents endroits, allant des entrepôts des distributeurs aux tablettes poussiéreuses au fond des bibliothèques (avant élagage), lorsque les livres ne sont pas tout simplement pilonnés. Alors quel ne fut pas ma surprise (et mon plaisir) de recevoir une lettre m’indiquant que Google allait partager avec moi (à 60% pour moi et 40% pour Google) le fruit de mon dur labeur pour toutes les pages de tous mes livres qui allaient être accessibles via ses sites. Cela équivaut à une nouvelle vie pour mes livres, bien plus durable que le piètre travail de promotion des éditeurs… Ce sont donc des centaines de milliers de livres qui pourront éventuellement être consultés, en tout ou en partie, de n’importe quelle partie du monde. Il s’agit, selon moi, d’une véritable avancée dans la démocratisation et l’accès aux connaissances pour l’humanité. Mais mon point de vue est celui d’un auteur et non pas celui d’un bibliothécaire…

En terminant, une petite correction : en date du 18 avril 2009, la capitalisation boursière de Google était de près de 124 milliards de $US (http://www.google.com/finance?q=google)

Jacques a dit...

Cher Nicolas,

Ce genre de réactions dont vous parlez est causé par la peur, la peur de perdre son pouvoir, ici le monopole de gestion du savoir que ce sont appropriées certains administrateurs en faisant faussement valoir l'intérêt public. Or l'intérêt public que ces personnes prétendent désservir est avant tout leuts intérêts corporatifs tout simplement. Ce que je n'aime pas, c'est que ces personnes se drapent du manteau de la vertu pour défendre leurs propres intérêts. Comme la plupart des bibliothécaires de l'Udem, je n'ai pas aimé, mais pas du tout, le ton injurtieux que Lise Bissonnette avait adopté pour répondre au professeur Guy Laflèche du département d'études françaises qui demandait pourquoi la BAnQ ne faisait pas numériser ses ressources par Google (et non la BNQ comme l'a dit par erreur M. Laflèche- ce qui lui a valu une autre bordée d'insultes de la part de cette PDG-) Les propos de cette dame, qui sont non seulement erronés par rapport aux conséquences à la numérisation des livres par Google, sont tout indignes d'une personne qui occupait les fonctions d'une grande bibliothèque nationale.

Anonyme a dit...
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